Benoît De Puydt est né à Bailleul le 25 mars 1798 et y est mort le 16 juin 1859.

Célibataire, il vit de ses rentes, occupe la charge de greffier de justice de paix du canton de Bailleul Nord-Est et dirige le bureau de l’état civil de la ville.

C’est un collectionneur averti et passionné qui, tout au long de sa vie, rassemble des œuvres diverses : cabinets anversois, céramiques, peintures, sculptures, estampes, bois sculptés, etc.

C’est en 1847 qu’il décide, par testament, de faire don de sa fortune à la ville de Bailleul pour créer une académie de dessin, de peinture et d’architecture, de faire de sa maison et de ses collections un musée et demande une messe annuelle pour le repos de son âme.

LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE 

   

D'octobre 1914 au printemps 1918, des soldats britanniques s’installent à Bailleul ; le musée est qualifié de « Petit Cluny du Nord » par les soldats qui le visitent. Le 6 mars 1918, deux camions militaires évacuent une petite partie des collections du musée vers la Normandie (Eu et Martainville). Le bâtiment du musée est entièrement détruit par les obus qui anéantissent la ville entre avril et septembre 1918. Le volume des œuvres ainsi abandonnées à leur sort est estimé à 70%. La plupart d’entre elles sont détruites lors de l’effondrement de la maison, les autres sont saisies par des pilleurs d’épaves.

LA RECONSTRUCTION

 

Dans le grand chantier de la reconstruction de la ville, le musée retrouve son ancien emplacement. C’est l’architecte Louis Roussel qui le dessine dans l'esprit néo-flamand, conformément au projet municipal adopté par l’État en 1920. Le musée est inauguré le 15 juillet 1934. Les collections sont reconstituées grâce aux dommages de guerre et à de nouveaux dons.

LE SECOND  CONFLIT  MONDIAL

  

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le musée est à nouveau mis en caisses et évacué : 40 caisses sont entreposées en Ille-et-Vilaine au château de la Bourbansais en Pleugueneuc. Elles réintégreront Bailleul à la fin de la guerre après avoir subi quelques dégâts. La guerre ne laisse pas non plus l’immeuble intact. Il est en effet successivement occupé par des réfugiés de passage et sert de dépôt de matériel pour les prisonniers de guerre et les sinistrés. Plusieurs mois de travaux seront nécessaires pour le remettre en état.

En savoir plus

Article Musenor (Site de l'Association des Conservateurs des Musées du Nord-Pas de Calais)

Les musées dans la tourmente - Bailleul, les tableaux fantômes

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