PEINTURE

"Kermesse flamande" ou "Place de Bailleul vers 1620" (détail) - Jacob SAVERY dit le Jeune (1592-1627)

Le fonds de peintures est le 2ème ensemble le plus important des collections avec 186 œuvres, allant du 15ème siècle à nos jours, et traitant de divers domaines comme les scènes à caractère religieux, le portrait, la scène de genre, le paysage ou encore les natures mortes. 

 

Les vestiges de la collection de peintures

Riche de productions représentatives des écoles flamande, française, hollandaise, le musée peut également se targuer de posséder quelques spécimens de peinture italienne, allemande et belge.

De véritables trésors constituent un ensemble digne d'intérêt pour le plus grand nombre : une Vierge allaitant du 15ème siècle attribuée à Adriaen Isenbrandt, Une Adoration des Rois Mages attribuée à Pieter II Brueghel, dit d'Enfer, une copie du Médée furieuse de Delacroix, L'extraction de la pierre de folie d'Henri met de Bles ou encore un Intérieur de cuisine par Martin Drolling, etc. Autant d'époques, d'artistes et de sujets différents qui se côtoient sur les murs et cimaises de la modeste demeure bourgeoise reconstituée.

Après le conflit de 14-18, la collection est reconstituée notamment grâce aux dommages de guerre. Les œuvres de petit format et faisant du lien avec la Flandre sont privilégiées, à l'instar de La place de Bailleul un jour de kermesse de Jacob Savery I ou II (?). Dans une tradition dite brueghelienne, le peintre offre dans cette toile une vue centrale du Beffroi bailleulois, animée dans une représentation détaillée d'innombrables amusements de fête populaire.

Une Peinture régionaliste du Nord

Une part importante du fonds rassemble la production de peintres régionalistes datant de la fin du 19ème – début du 20ème siècles, et illustre l'expression d'une tradition réaliste du Nord, empreinte notamment de réalisme social et de piété populaire.

L'académie de dessin, peinture et architecture Benoît-De-Puydt n'y est pas étrangère puisqu'elle accueille élèves, professeurs et directeurs, dont le musée possède de nombreuses œuvres. Des œuvres d'artistes régionaux viennent conforter et compléter ce fonds.

Ainsi des œuvres d'Edward Swynghedauw ou Jacques Colpin, enseignants à l'Académie, côtoient par exemple des œuvres de César Pattein, Emile Salomé ou encore Pierre de Coninck.

Il est impensable aujourd'hui de parler de la collection de peintures du musée sans évoquer l'artiste Pharaon de Winter, dont le musée détient le plus grand ensemble d’œuvres et objets personnels. De nombreuses peintures, esquisse, études et croquis constituent un fonds remarquable pour la connaissance de ce peintre qui incarne le porte-parole intransigeant d'une tradition réaliste du nord.

L'une des dernières acquisitions du musée dans le domaine de la peinture est d'ailleurs une huile sur toile de cette figure emblématique de l'âme flamande, En prière, réalisée en 1894.