SCULPTURE

Ange (détail) - Arnould QUELLIN dit d'Anvers - Lille - 17e siècle

Le musée possède un riche ensemble de sculptures constituant un bel exemple de la statuaire flamande du 15ème au 17ème siècle.

Statues et statuettes, éléments décoratifs de mobilier, retables, bas-reliefs, encore décors muraux, sont autant de medium à travers lesquels s'exposent scènes bibliques, personnages illustres et religieux, et célèbres mythes antiques, composant un véritable trésor patrimonial.

Quelques pièces plus modernes et contemporaines viennent compléter ce fonds et permettent l'ouverture sur d'autres domaines comme le portrait pour ne citer que cet exemple.

 

Collectionner

Le fonds de sculptures est richement constitué dès la fin du 19ème siècle. Hérités du legs Benoît De Puydt, le musée possède deux exceptionnels fragments de retable en bois de chêne, datés du 15ème siècle. Représentant la naissance de saint Jean-Baptiste et L'Apostolat de Saint Jean-Baptiste, ces deux pièces ont d’exceptionnel le fait qu'elles aient été taillées d'un seul tenant dans un tronc, se faisant le témoin d'une technique de sculpture aujourd'hui disparue. De très légères traces de couleurs sont la preuve d'une polychromie perdu mais néanmoins très présente dans la statuaire au Moyen Âge.

Autre exemple, dans un matériaux et un style tout à fait différent, deux anges sculptés par Arnould Quellin pour l'église Saint-Étienne de Lille, font également parti de la collection léguée par Benoît-De-Puydt.

Conserver et protéger

Les bombardements de 1918 laissent peu de chance au patrimoine bailleulois, mais quelques rares pièces sont malgré tout extraites des débris, et quelques unes d'entre-elles sont déposées au musée dès sa réouverture, conférant à celui-ci la mission de protéger ces rescapés et d'opérer un travail de mémoire sur ce pan de l'Histoire.

Trois objets emblématiques sont aujourd'hui des incontournables du parcours d'exposition :

  • La girouette mélusinienne trônant au sommet du Beffroi depuis le 17ème siècle, protectrice de la ville et symbole de la cité reconstruite ;

  • Un bois sculpté en pied représentant Saint Vaast, extraite des ruines de l'église du même nom située en face du musée ;

  • Le piédroit de cheminée à tête de Lion de la demeure de Benoît De Puydt, seul objet sorti des décombres du musée.

Reconstituer

À l'image des autres ensembles d'objets présents dans les collections avant 1918, le fonds de sculptures est impacté par de lourdes pertes. Le musée tente de reconstituer le caractère éclectique de sa collection initiale et compte donc la statuaire dans ces objectifs d’acquisition, comme par exemple avec un bois sculpté en ronde bosse polychrome du 15ème siècle représentant Saint Roch. La délicatesse de la statuette donne à ce saint protecteur toute l'humanité et la bonté qui lui incombent.

Parmi les œuvres qui viennent aider à la reconstitution des collections se trouvent également des artistes plus modernes. Camille Deberdt, par exemple, boursier de l'Académie Benoît-De-Puydt et acteur de la reconstruction de la ville, a aisément trouvé sa place au sein des collections.